Biographie







Patrice Joseph Lhoni est né en 1929 à Nzunghi, dans le district de Boko. Il est mort en 1976 à Brazzaville, en République du Congo.
À l’âge de 13 ans, il suit une formation à la Mission catholique de Brazzaville en vue de devenir enseignant.
En 1949, il se rend en France et en Belgique, où il est chargé de collecter des fonds dans plusieurs localités pour l’extension du collège Chaminade, créé en 1946 et nommé d’après le révérend Joseph Guillaume Chaminade, fondateur de la congrégation des frères marianistes. L’établissement deviendra par la suite le lycée Chaminade.
En 1949, lors de son séjour en France, il passe au collège Stanislas de Cannes le brevet d’études du premier cycle (BEPC) ainsi que le diplôme d’instituteur de l’enseignement privé. De retour au Congo, il enseigne au collège Chaminade de 1950 à 1958. En 1956, il passe le certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (CEAP), afin de corriger une disparité de traitement salarial.
Il enseigne au collège Chaminade de 1950 à 1958. Un conflit avec la direction de l’établissement, suivi d’une procédure judiciaire pour non-respect de ses engagements contractuels, met fin à sa carrière dans l’enseignement privé. Par un jugement rendu le 8 juillet 1958, la direction du collège est déboutée de l’ensemble de ses demandes.
Entre 1950 et 1960, il participe aux activités littéraires et culturelles congolaises. Il travaille notamment comme journaliste à France Équateur, dirigé par M. Senez, au Progrès et à La Semaine de l’AEF, devenue par la suite La Semaine africaine. Il exerce également des activités d’animation culturelle à Radio Brazzaville et collabore à Liaison, revue des cercles culturels de l’Afrique-Équatoriale française (AEF), qu’il dirige au cours de sa dernière année d’existence, en 1960. La même année, il intègre la municipalité de Poto-Poto.
Toujours en 1960, il cofonde avec Luis Lopez Alvarez l’Institut d’études congolaises, dont il devient le directeur. Il assure également la rédaction en chef de Buatu Ya Congo, publication consacrée à l’inventaire du patrimoine culturel congolais, et supervise notamment la rubrique Ya Beto Vandiki.
En 1964, il participe à la création du Centre Congolais du Théâtre.
Par arrêté n° 1037/FP-PC du 11 novembre 1964, Patrice Joseph Lhoni, alors secrétaire d’administration de 3e échelon des cadres des SAF de la République du Congo, en service à la direction de l’administration générale à Brazzaville, est détaché auprès de la Mairie de Brazzaville pour exercer les fonctions de directeur de la Régie Municipale des Transports Brazzavillois (RMTB).
À la cessation des activités de la Régie, en 1972, il rejoint la Mairie de Brazzaville et prend la direction du Service municipal de la culture et des arts, fonction qu’il occupe jusqu’à son décès en 1976.
L’essentiel de l’œuvre de Patrice Joseph Lhoni, à l’exception de Matricule 22, demeure inédit jusqu’en 2013. Cette année-là, son fils cadet, Benoist Saul Lhoni, rassemble les manuscrits de l’auteur et entreprend leur préparation en vue de leur publication.
Patrice Joseph Lhoni was born in 1929 in Nzunghi, in the district of Boko. He died in Brazzaville, Republic of the Congo, in 1976.
At the age of thirteen, he began training as a teacher at the Catholic Mission in Brazzaville.
In 1949, he travelled to France and Belgium, where he was tasked with collecting funds in several localities for the expansion of Chaminade College, founded in 1946 and named after the Reverend Joseph Guillaume Chaminade, founder of the Marianist Brothers. The institution later became Chaminade High School.
During his stay in France, he sat the Brevet d’études du premier cycle (BEPC) and obtained his diploma as a private-school teacher at Collège Stanislas in Cannes. On his return to the Congo, he began teaching at Chaminade College in 1950. In 1956, he took the Certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (CEAP), in order to address a disparity in salary treatment.
He taught at Chaminade College from 1950 to 1958. A dispute with the school’s management, followed by legal proceedings over an alleged breach of contractual commitments, brought his career in private education to an end. In a judgement delivered on 8 July 1958, the court dismissed all the school management’s claims.
Between 1950 and 1960, he took part in Congolese literary and cultural activities. He worked as a journalist for France Équateur, directed by Mr Senez, Le Progrès and La Semaine de l’AEF, which later became La Semaine africaine. He was also involved in cultural broadcasting at Radio Brazzaville and contributed to Liaison, a magazine serving the cultural circles of French Equatorial Africa (AEF), which he edited during its final year of publication, in 1960. In the same year, he joined the Poto-Poto municipal administration.
Also in 1960, he co-founded the Institute of Congolese Studies with Luis Lopez Alvarez and became its director. He also served as editor-in-chief of Buatu Ya Congo, a publication devoted to documenting Congolese cultural heritage, and oversaw, in particular, its Ya Beto Vandiki section.
In 1964, he also took part in the establishment of the Congolese Theatre Centre.
Under Order No. 1037/FP-PC of 11 November 1964, issued by the Congolese Prime Minister, Patrice Joseph Lhoni, then a third-grade administrative secretary within the Republic of the Congo’s SAF administrative corps and serving in the General Administration Directorate in Brazzaville, was seconded to Brazzaville City Council to serve as director of the Régie Municipale des Transports Brazzavillois (RMTB), the municipal transport authority.
When the authority ceased operations in 1972, he joined Brazzaville City Council and became head of its Municipal Department of Culture and the Arts, a position he held until his death in 1976.
Most of Patrice Joseph Lhoni’s work, with the exception of Matricule 22, remained unpublished until 2013. That year, his youngest son, Benoist Saul Lhoni, gathered the author’s manuscripts and began preparing them for publication.
